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fred
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« le: 30-03-2006 - 11:56:49 » |
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D’origine grecque, le vocable « cathare » ( pur) désigne les hérétiques dualistes qui se manifestèrent en Occident dans la seconde moitié du XII siècle. Le plus ancien document où il apparaît est un acte de Nicolas, évêque de Cambrai (1164-1167), qui enregistre la condamnation portée par les évêques de Cologne, Trèves, Liège, entre 1151-1152 et 1156, contre un clerc, Jonas, « convaincu de l’hérésie des cathares ». Dans ses sermons visant les hérétiques rhénans (1136), Eckbert, abbé de Schönau, leur reproche d’avoir « eux-mêmes assumé cette appellation de purs » . A l ‘inverse, le théologien Alain de Lille ironise sur l’étymologie latine du nom (catus, chat) « parce qu’ils baisent le postérieur d’un chat en qui leur apparaît Lucifer ». Ce sont les « sectateurs du chat », les « chatistes, dirons-nous », commente de nos jours avec conviction un ingénieux polémiste. L’Eglise médiévale les traite d’ariens, de manichéens, sans pouvoir, à l’origine, définir leur doctrine. Pour les cathares, le problème crucial est celui du mal, qu’on trouve dans l’univers rempli de créatures vaines et corruptibles, et qu’ils ne peuvent imputer à Dieu. Leur foi repose sur la conviction commune que ce monde visible et tout ce qu’il renferme est l’½uvre du diable. Selon le traité de Bartholomé de Carcassonne, « il y a un autre monde formé de créatures incorruptibles et éternelles ». L’existence des deux royaumes leur fait présumer l’existence de deux principes. Les uns, modérés, proches du monothéisme, croient en un seul Dieu, bon, tout-puissant, éternel, créateur des anges et des quatre éléments qu’il a permis à Satan, ange rebelle, d’organiser. Les autres, d’opinion radicale, croient en deux principes absolus, rivaux, le bon et le mauvais, également créateurs et éternels. Cette opposition de croyance, foncière à l’origine, détermine dans le monde cathare trois ordres distincts : modéré de Bulgarie, absolu de Dragovitza et nuancé de Slavonie. Texte extrait de L'encyclopaedia Universalis - chapitre :"Cathares" édition: 1996
Il me semble que cette page de l'histoire pyrénéenne mérite une petite place ici !
Refuge de l’Eglise cathare et des « faidits », Montségur fut un haut lieu du Languedoc au XIII° siècle. Le château, édifié sur la plus haute partie de l’éperon rocheux, domine le village actuel. La situation privilégiée de cette montagne attira diverses civilisations qui l’occupèrent de la préhistoire au XVII° siècle. C’est à la demande des cathares que Raymond de Péreille la fortifia et, sur les ruines d’un précédent édifice, fit rebâtir une forteresse. L’analyse de son architecture et les récentes découvertes apportent de nouvelles lumières sur la vie quotidienne des occupants, mettant au jour une partie du bourg fortifié qui l’entourait, tout en dégageant un important ensemble de mobilier archéologique. Le 16 mars 1244, la forteresse tomba aux mains des assiégeants et les cathares furent condamnés à renoncer à leur foi ou à mourir dans les flammes d’un bûcher. 205 d’entre-eux y périrent. Depuis cet épisode dramatique, Montségur fit sonj entrée dans l’histoire. Restitué au pouvoir royal, il fut réédifié, pourvu d’une garnison et insensiblement oublié, alors que le village fit souche au pied de la montagne - Les premiers documents relatifs à la mise en défense de la montagne nous apprennent qu’une communauté y était établie avant 1204. La partie sommitale de la montagne devait, alors être aménagée pour constituer des abris rudimentaires temporaires, avant de devenir permanents. C’est à cette époque que le clergé cathare demanda à Raymond de Péreille de relever de ses ruines un édifice subsistant et mettre en défense « Montségur II » A partir de 1232, les cathares demandèrent de vivre dans le château. Tout porte à croire que les derniers renforcements des défenses furent effectués à cette époque, Montségur devint alors, le siège de leur église. En 1241, Raymond VII, compte de Toulouse, promit au roi de détruire le château, il y mit le siège sans conviction et sans résultats. Deux ans après, le concile de Béziers décide l’anéantissement de Montségur. Le siège débute au printemps. Et sous la conduite de Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne et de Pierre Amiel archevêque de Narbonne, une importante armée prend position au pied de la montagne sans toutefois interrompre les contacts des assiégés avec l’extérieur. En novembre, Durand, évêque d’Albi, amène des renforts aux assiégeants. A la fin de l’année, un groupe de croisés s’empare du poste de guet du Roc de la Tour et couvre l’armée qui s’implante sur la montagne. Elle gagne du terrain, construit ou renverse une pierrière qui, de la Barbacane, menace les toitures du château. Le 1er mars 1244, une première tentative de sortie des assiégés échoue. Le lendemain c’est la reddition. Une trêve de 15 jours leur est accordée à l’issue de laquelle les militaires ne seront pas inquiétés et les cathares choisiront de renoncer à leur foi ou de périr dans les flammes d’un bûcher. LE 16 mars 1244 : 205 cathares résolus sont brûlés vifs ; Guy II de Lévis prend posséssion de la place et y installe une garnison. Il en rend hommage au roi en juillet 1245. Extrait de: Le château de Montségur (reuve annuelle du C.A.M.L 1985)
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