Voila ce que l'on dit de lui sur wikipedia
Paul (Louis, Joseph, Marie) Voivenel (né le 24 septembre 1881 à Séméac - mort le 9 juin 1975 à Pamiers) est un neuropsychiatre, conférencier, écrivain et journaliste de la première moitié du XXe siècle.
Après des études secondaires à Tarbes et « fait sa médecine » à Toulouse, il devient chef de clinique puis médecin libéral (neuropsychiatrie) à Toulouse. Après sa thèse il a été introduit dans les milieux culturels parisiens par Rémy de Gourmont et collabore au Mercure de France.
Durant la Première Guerre mondiale il se retrouve médecin sur le front à la 67e D.I. de réserve (257e R.A.C., 211e R.I., 220e R.I., ambulance 15/6 .Il devient spécialiste des gaz de combat et, expert auprès des Conseils de guerre, a été le premier à décrire, à décharge pour les accusés, le syndrome de "peur morbide acquise" chez les combattants.
Dans l'Entre-deux-guerres, médecin, mais aussi homme de médias, il continue ses activités littéraires ; elles le conduisent à tenir des rubriques médicales dans le Mercure de France, le Figaro, la Dépêche du Midi, à continuer d’écrire des livres. C’est un auteur prolixe, 51 ouvrages à dominante médicale où il reste une place pour ses souvenirs de guerre et le rugby. Il publie de 1933 à 1938 "Avec la 67e Division de réserve", Prix Montyon (1939) de l'Académie française et en 1942 “Mon beau rugbyâ€. Parmi les personnalités de l'époque, il se lie d'amitié avec Paul Léautaud, Paul Valéry, François Mauriac, Francis Carco, Marie-Madeleine de Saint-Exupéry, Camille Mauclair. Notable toulousain, il est à la tête du Groupe des Vingts ; directeur de publication du mensuel culturel « l’Archer », de plus il est un conférencier à succès, tient une chronique à la radio toulousaine.
Passionné de Rugby, fondateur de la Ligue des Pyrénées avant 1914, il signe, sous les pseudonymes de Campagnou, La Selouze, de nombreuses chroniques dans la Dépêche du Midi et dans le Midi olympique. Fort de ses relations parisiennes, il fait ériger en 1925, en hommage aux morts de la guerre, le Monument aux Sports (Héraklès de Bourdelle) à Toulouse. Dans Mon beau rugby, il se fait historien de ce sport mais montre aussi son adhésion aux thèses de la "Révolution nationale" et explique son implication dans la mise à mort du rugby à XIII.
Pendant la guerre son indéfectible pétainisme et des amitiés douteuses ne l'empêchent pas d'avoir des relations avec des Résistants qu'il aide au besoin. C'est ce qui lui vaut de surmonter les difficultés qu'il aurait connu à la Libération et sur lesquelles il ne s'étend pas.
L'après-guerre voit ses activités se réduire petit à petit pour se limiter à ses chroniques toulousaines dans la Dépêche du Midi et Midi olympique.
Devenu veuf à deux reprises, il se retire dans son village de Capoulet-Junacet décède à Pamiers le 9 juin 1975 sans postérité.
Il est détenteur de nombreuses décorations, la dernière, en 1965, Grand officier de la Légion d'honneur.
Vous pouvez lire sur
ce site : La mise a mort du XIII par Voivenel
Nous, Maréchal de France, chef de l'Etat
français,
Vu la loi du 20 décembre 1940 relative
à l'organisation sportive ;
Sur la proposition du secrétaire d'Etat
à l'éducation nationale et à la jeunesse,
Décrétons :
Art. 1er. - L'association dite Ligue fran-
çaise de rugby à treize, dont le siège so-
cial est à Paris, 24 rue Drouot, est dis-
soute, l'agrément lui ayant été refusé.
Art. 2. - Le patrimoine de l'association
dissoute, en vertu du précédent article est
transféré sans modification au Comité na-
tional des sports, qui en assume toutes les
charges, et qui sera représenté aux opéra-
tions de liquidation par son secrétaire gé-
néral, M. Charles Denis, officier de la Lé-
gion d'honneur.
Art. 3. - Le secrétaire d'Etat à l'édu-
cation nationale et à la jeunesse est chargé
de l'exécution du présent décret, qui sera
publié au Journal Officiel.
Fait à Vichy, le 19 décembre 1941.
PH. PETAIN
Par le Maréchal de France, chef de l'Etat
français :
Le secrétaire d'Etat
à l'éducation nationale et à la jeunesse
